Retour au blog
    Sécurité des données en coworking : les bons réflexes

    Sécurité des données en coworking : les bons réflexes

    10 min de lecture
    FB
    Par Florian Bobenrieth

    Courtier indépendant en bureaux flexibles à Paris

    Pour protéger vos données en coworking, appliquez d’abord trois mesures : activez l’authentification multifacteur sur vos comptes professionnels, chiffrez le disque de votre ordinateur et privilégiez une connexion maîtrisée, VPN d’entreprise ou 4G, plutôt qu’un Wi-Fi public inconnu. Protégez aussi votre écran des regards. Ces trois réflexes couvrent l’essentiel des risques identifiés dans un espace partagé, avant même de parler d’outils ou de politique de sécurité.


    En bref:

    • La vérification du chiffrement WPA3-Enterprise et la politique de conservation des données de l’opérateur renforcent la sécurité des réseaux Wi-Fi en coworking.
    • Chiffrez systématiquement l’intégralité de votre disque dur et utilisez le MFA pour protéger vos comptes sensibles en cas de perte ou de vol.
    • L’installation d’un filtre de confidentialité, la position stratégique de votre écran et la gestion rigoureuse des documents évitent toute fuite d’informations physiques ou visuelles.
    • Un audit technique préalable, notamment la vérification de la segmentation réseau et du contrôle d’accès, permet d’éviter les risques avant même la signature d’un contrat.
    • Adaptez vos mesures de sécurité en fonction de la sensibilité des données traitées pour ne pas déployer des protections excessives ou insuffisantes.

    Flexoffice
    Trouvez un espace adapté à vos exigences
    Comparez des espaces de coworking, bureaux opérés et bureaux d’exception avec des informations claires sur les quartiers, prix et services.
    Voir les espaces vérifiés

    Checklist avant d’aller en coworking

    Une session de travail en espace partagé se prépare, elle ne s’improvise pas. Quelques minutes de vérification avant de partir évitent la majorité des incidents.

    1. Activez le MFA sur tous les comptes professionnels sensibles et vérifiez les sessions actives pour révoquer les jetons d’authentification obsolètes.
    2. Confirmez que le chiffrement du disque est actif (BitLocker sous Windows, FileVault sous macOS), avec mot de passe exigé au démarrage et appui sur un module TPM.
    3. Installez les mises à jour du système et des applications en attente, désactivez le partage de fichiers local et vérifiez que le pare-feu est actif.
    4. Déplacez les documents sensibles vers un espace cloud chiffré plutôt que de les laisser sur le disque local.
    5. Emportez un filtre de confidentialité pour l’écran, un câble antivol, et gardez en tête la procédure à suivre en cas de perte ou de vol de l’appareil.

    Conseil de pro : gardez une copie de la procédure de perte ou de vol dans votre téléphone, hors du même sac que votre ordinateur, pour pouvoir la suivre même si le matériel disparaît.

    Sécuriser sa connexion réseau : Wi-Fi, VPN et alternatives

    Le réseau d’un espace partagé reste le point d’entrée le plus exposé. Un portail de connexion mal identifié peut être frauduleux, et la CNIL recommande de vérifier le nom exact du réseau auprès de l’opérateur avant de s’y connecter, en évitant de saisir des informations sensibles sur un portail captif inconnu.

    Dans l’idéal, privilégiez une connexion que vous maîtrisez : un partage de connexion 4G ou 5G, ou un VPN configuré par votre entreprise. Vérifiez systématiquement que les sites visités utilisent HTTPS, ce qui chiffre au moins le contenu des échanges même sur un réseau non sûr.

    Côté opérateur, quelques critères permettent de juger la qualité technique du réseau proposé :

    • Un réseau cloisonné par VLAN, qui isole chaque poste des autres utilisateurs connectés.
    • Des SSID distincts selon les usages (invités, professionnels, administration).
    • Une sécurité WPA3-Enterprise, ou à défaut une configuration WPA2-Enterprise correctement paramétrée, comme le détaille la fiche de l’ANSSI sur la sécurisation des accès Wi-Fi.

    L’ANSSI traite le coworking comme une situation de nomadisme numérique et recommande le chiffrement systématique des postes nomades, l’identification individuelle de chaque machine et l’usage de l’outil OASIS pour prioriser les actions à mener.

    Sur votre propre poste, supprimez les réseaux Wi-Fi connus que vous n’utilisez plus, désactivez la connexion automatique à tout réseau ouvert et laissez le pare-feu local actif en permanence. Demandez enfin à l’opérateur sa politique de conservation des données techniques de connexion : ce point conditionne ce qu’il sait, et garde, de votre activité sur son réseau.

    Sécuriser les appareils et les identités

    Le réseau n’est qu’une partie du problème. Un ordinateur volé ou perdu, même déconnecté, reste une porte d’entrée si son contenu n’est pas protégé.

    • Chiffrez l’intégralité du disque et associez cette protection à un module TPM avec mot de passe exigé au démarrage, pour empêcher la lecture des données en cas de démontage physique du disque.
    • Renforcez l’authentification avec du MFA ou des certificats, et revoyez régulièrement les sessions ouvertes pour révoquer celles qui ne servent plus.
    • Pour les appareils personnels utilisés en BYOD, un outil de gestion des terminaux (MDM) permet de cloisonner les données professionnelles et de déclencher un effacement à distance en cas de perte, conformément aux recommandations de la CNIL sur l’informatique mobile.
    • Mettez en quarantaine tout poste resté longtemps déconnecté avant de l’autoriser à accéder au système d’information interne, le temps d’appliquer les correctifs en attente.
    • Limitez le stockage local au strict nécessaire et privilégiez des sauvegardes chiffrées et centralisées plutôt que des copies dispersées sur plusieurs machines.

    Conseil de pro : fixez une règle simple : aucune donnée client ou financière ne reste stockée en local plus de 24 heures, elle doit remonter vers un espace cloud chiffré et contrôlé.

    Sécurité physique et confidentialité sur place

    La meilleure protection logicielle ne sert à rien si l’écran est visible depuis la table voisine ou si un document reste posé sur un bureau partagé.

    • Positionnez l’écran dos au mur ou hors du passage, utilisez un filtre de confidentialité et activez le verrouillage automatique après quelques minutes d’inactivité.
    • Ne laissez jamais de documents papier ou de sessions ouvertes sans surveillance, même pour quelques minutes.
    • Vérifiez que l’espace contrôle réellement les accès, badge nominatif, enregistrement des visiteurs, et que les baies réseau sont physiquement protégées, un point que rappellent les recommandations de la CNIL sur la protection des locaux.
    • Emportez un câble antivol et marquez votre matériel pour en faciliter l’identification en cas de vol.
    • Évitez d’exposer des informations confidentielles à voix haute lors d’un appel, même en zone dédiée aux visioconférences.

    Politiques et gouvernance pour encadrer le coworking

    Les réflexes individuels ne suffisent pas sans un cadre défini par l’entreprise. Votre politique de sécurité des systèmes d’information doit traiter le nomadisme comme un cas d’usage à part entière.

    1. Classez les données par niveau de criticité et définissez des règles explicites de transport et de traitement hors des locaux habituels.
    2. Mettez en place un contrôle d’accès basé sur les rôles et organisez une revue semestrielle des droits, notamment pour les comptes temporaires ou prestataires.
    3. Rédigez une procédure claire de réponse aux incidents de perte ou de vol, avec un contact dédié joignable rapidement.
    4. Journalisez les accès effectués en situation nomade et appuyez-vous sur l’outil OASIS proposé par l’ANSSI pour prioriser les actions correctives.
    5. Exigez de l’opérateur d’espace des clauses contractuelles précises : niveau de service, conservation des journaux, engagements de confidentialité.

    Cette structure évite de traiter chaque session en coworking comme un cas isolé et donne à l’équipe une référence commune en cas de question ou d’incident.

    Comment évaluer un espace coworking avant de s’engager

    Avant de signer, un audit rapide sur place vaut mieux qu’une brochure commerciale. Posez des questions précises plutôt que de vous fier aux arguments marketing, car évaluer un réseau sur preuves techniques plutôt que sur déclaration reste la méthode la plus fiable.

    • Demandez une preuve du cloisonnement réseau et du chiffrement Wi-Fi utilisé, WPA3 ou WPA3-Enterprise de préférence.
    • Interrogez l’opérateur sur sa politique de conservation des données techniques et sur sa procédure en cas d’incident de sécurité.
    • Vérifiez les contrôles physiques sur place : badge d’accès, limitation du nombre de visiteurs, sécurisation visible des baies réseau.
    • Demandez le niveau de service garanti et si vous pourrez accéder aux journaux d’événements en cas de problème.
    • Intégrez une clause de sécurité dans le contrat ou la charte d’usage, et testez la connexion sur place avant tout engagement.

    Conseil de pro : demandez à vous connecter au réseau le jour de la visite et lancez un simple test de vitesse et de stabilité : un opérateur sérieux ne devrait pas hésiter à vous laisser faire. Pour comparer les garanties de confidentialité proposées sur site, la page sécurité et confidentialité de Ryvo détaille des pratiques complémentaires utiles en milieu professionnel partagé.

    Perspective : adapter la sécurité à la sensibilité des données

    La tentation est de vouloir tout verrouiller au maximum, partout, tout le temps. Un consultant qui manipule des documents publics n’a pas les mêmes besoins qu’une équipe qui traite des données de santé ou des informations financières sensibles. La vraie faiblesse de la plupart des équipes n’est pas technique, elle est organisationnelle : personne ne revoit les droits d’accès une fois le contrat signé, et le cadre défini au départ se délite en quelques mois.

    — Bobenrieth

    Trouver un espace vérifié sans sacrifier la sécurité

    Choisir un espace de coworking sans pouvoir vérifier ses garanties techniques revient à signer à l’aveugle. C’est précisément le travail que nous effectuons avant de publier une annonce sur Flexoffice : chaque offre est vérifiée, et notre accompagnement reste entièrement gratuit, sans revente de vos coordonnées ni engagement caché.

    Flexoffice

    • Nous vous aidons à identifier rapidement un espace adapté parmi de nombreuses options vérifiées, sans frais pour vous.
    • Vous pouvez nous demander des précisions sur la connectivité et les dispositifs de sécurité d’un espace avant de le visiter.
    • Nous répondons rapidement et mettons en contact direct avec les opérateurs, pour accélérer votre installation.

    Si vous cherchez un espace dont les garanties techniques et physiques correspondent à vos exigences, contactez-nous via notre page d’accueil pour démarrer votre recherche.

    Questions fréquentes

    Quelle réglementation s’applique à la sécurité en coworking ?

    Aucun texte ne vise spécifiquement les espaces de coworking, mais le cadre général de la protection des données personnelles s’applique, ainsi que les obligations de conservation des données techniques imposées aux fournisseurs d’accès à Internet. Un opérateur qui propose un accès public doit notamment conserver certaines données de connexion techniques pendant une durée définie, un point à clarifier directement avec lui.

    Quels sont les principes fondamentaux de la sécurité des données ?

    La sécurité des données repose classiquement sur trois piliers : la confidentialité, qui garantit que seules les personnes autorisées accèdent à l’information, l’intégrité, qui assure que les données ne sont pas altérées sans autorisation, et la disponibilité, qui garantit l’accès aux données quand on en a besoin. En coworking, ces trois principes se traduisent concrètement par le chiffrement, le contrôle des accès et des sauvegardes fiables.

    Quels critères définissent la sécurité de l’information ?

    Les référentiels de sécurité de l’information ajoutent souvent un quatrième critère aux trois piliers classiques : la traçabilité, c’est-à-dire la capacité à savoir qui a accédé à une donnée et quand. En coworking, cela se traduit par la journalisation des accès nomades et la conservation de journaux d’événements consultables en cas d’incident.

    Quelles sont les règles de base pour la sécurité numérique en coworking ?

    Les réflexes prioritaires sont l’activation du MFA, le chiffrement du disque, l’usage d’une connexion maîtrisée comme un VPN d’entreprise ou la 4G, la mise à jour régulière des logiciels et la protection physique de l’écran et du matériel. Ces mesures, détaillées dans le guide nomadisme de l’ANSSI, couvrent l’essentiel des risques propres aux espaces partagés.

    Sources

    Flexoffice
    Parlons de votre espace de travail
    Échangez avec Flexoffice.paris pour identifier un bureau flexible adapté à vos besoins spécifiques et à votre niveau d’exigence.

    Recommandations